vendredi 15 mai 2015

En mai fay ce que vouldras 2/2

Après une première partie commémorant les cinq années de ce blog et consacrée aux Derniers mots de Falcone et Borsellino édité aux éditions de La Contre-Allée ainsi qu'au Voyage Céleste Extatique de Clément Vuillier publié aux éditions 2024, j'ai le plaisir aujourd'hui de continuer sur ma lancée e-volutive de ce mois de mai. 

Dans mon panier de pique-nique non plus des livres comme la dernière fois, mais de la musique avec les imposantes Late Statues de Raoul Sinier et l'enivrant Skullsplitter d'Eric Chenaux.

Late Statues, Raoul Sinier

Après avoir signé Raoul Sinier Loves you, son premier album, sous le nom de RA, s'être imposé avec Wxfdswxc2, Brain Kitchen et Tremens Industry, édité avec Sylvie Frétet un roman graphique très soigné intitulé Les Aveugles, avoir donné de la voix dans Guilty Cloacks puis dans son free release de reprises dénommé Covers, Raoul Sinier sortait il y a deux ans un album intitulé Welcome to my Orphanage dont je ne vous avais pas encore parlé (oui, des fois je garde des trucs pour moi plus ou moins longtemps, mais je finis toujours par partager quand ça vaut le coup). 

Un opus qui, en quatre mots et onze titres réunissait ce que Sinier savait faire de mieux et qui demeure une pierre angulaire dans le jardin de l'artiste avec son entêté et entêtant titre éponyme, son excellent et nextschool hip-hop Analog sh*t ou l'atmosphérique Where you are.

Sorti le 16 mars dernier, c'est avec un plaisir renouvelé que l'on découvre Late Statues, à commencer par Stones and rocks et son introduction breakcore dont se dégage petit à petit, comme d'une gangue, la sombre mélodie, les basses impérieuses et cette voix désormais indispensable qui scande sa litanie, sculpte à son tour le merveilleux Hello my world qui possède déjà tous les attributs d'un classique, se rappelle à nous avec Good Times, flirte avec le rock et la cold-wave avec le ténébreux Camouflage et le déjà familier Vestige et son piano solo. 

Comme pour nous rappeler que les années 80 sont loin, qu'on a fait des progrès depuis, que l'humain demeure au centre de la vie, Raoul Sinier revient, avec son cœur, avec ses mains, avec sa voix au service de la mélodie. She has a gun, nous dit Raoul, elle sait s'en servir, et ce n'est pas le somptueux et religieux New Horn qui va nous contredire. 

Quand d'autres tenants de la scène DIY, si ce n'est moins sincères du moins plus commerciaux, semblent s'être enferrés dans des préoccupations et collaborations plus people que musicales (ainsi Grimes qui, après deux ans de silence, revient avec une Lana del Rey lâchée par un Woodkid qui, deux ans après également, remet ça avec Lykke Li), Raoul Sinier, plus radical et mélodique que jamais, brise tous les carcans par son éclectisme électrisant en nous offrant un grandiose voyage qui trouve son apothéose avec Journey with the Vixen Queen, Wanderers, et Wrecks and dust où la world music rejoint un hip-hop old school, le tout servi par des claviers qui jamais se rendent.

Sombre et lumineux, sûr et enthousiasmant, emporté, envolé, planant, Late statues est l'héritier fluide et cohérent, mutant plutôt qu'hybride, d'artistes aussi divers que Terry Riley, Autechre, Aphex Twin, Covenant, Kraftwerk, Radiohead, Tangerine Dream, Pink Floyd, Bach et Lacrimosa, mais aussi et surtout un témoignage sûr du talent confirmé de Raoul Sinier, et certainement pas le dernier. Un bel album plus que jamais certifié Ebrs (« Everything by Raoul Sinier »). A écouter les yeux fermés. 

Raoul Sinier, Journey with the Vixen Queen

Skullsplitter, Eric Chenaux

Quelques mots, enfin, sur le très excellent Skullsplitter d'Eric Chenaux, mon coup de cœur du moment, découvert à l'occasion du festival Roulements de Tambours où nous étions présents pour assister à la passionnante conférence d'Amaury Cornut, Moondog à travers le XXe siècle. Eric Chenaux, qui parvient comme personne à mêler harmonie et dissonances et me donne fichtrement envie de prolonger encore ce que j'ai dit à l'occasion des Musiques savantes de Guillaume Kosmicki, livre avec son Skullsplitter un album qui passe, à raison, pour être le meilleur.

Sorti le 17 février 2015 chez Constellation Records, Skullsplitter se révèle d'entrée un album hors norme, non moins folk — au sens le plus noble du terme — ni rock que les précédents que je découvre à peine, mais définitivement plus avant-gardiste, plus écrit, plus complexe, plus marqué par une technique qui devrait définir un style désormais reconnaissable entre tous.

Introspectif, lancinant, psychédélique, sensuel et réjouissant, Skullsplitter dont le titre et les guitares saturées semblaient nous promettre une belle gueule de bois nous entraîne sans répit mais sans effort non plus dans une longue ballade folk et savante aux accents tour à tour hawaïens, médiévaux et solennels, où la douceur de vivre rejoint un jazz mâtiné d'une soul portée par un chant successivement suave et nostalgique.  

Have I lost my eyes ? Sans doute pas, ni les oreilles, tant les images se bousculent à l'écoute de The Pouget, de Poor Time, du Vieux Favori, et de l'enivrant et très à propos Spring Has Been a Long Time Coming dont la beauté nous fait perdre pied.

Un disque magnifique, beau et cohérent, reposant et stimulant, qu'on peut écouter en boucle, intégralement, sans jamais se lasser, chose suffisamment rare pour ne pas passer à côté et pour vous convier à la découverte de cet étonnant et pur hipster des bois, guitariste, songwriter et chanteur de talent qui sort des sentiers battus et arpente en ce moment même les routes à l'occasion d'une série de concerts au Royaume-Uni, puis de nouveau en France le 5 juillet à l'occasion des Siestes Electroniques au Musée du Quai Branly.

Eric Chenaux, Spring Has Been a Long Time Coming

En mai fay ce qu'il te play, again

Fay ce que vouldras, c'est à dire ce qu'il te play, again, à l'occasion de cette seconde et dernière partie de cet article rétrospectif consacré pour la première fois à la musique et qui témoigne tout à la fois l'évolution au fil des années, dans le fond comme dans la forme, du blog, des thèmes abordés ainsi que des rubriques et formats adoptés. 

Un article qui, à l'instar de Ma rentrée littéraire au lance-pierres et au lance-grenade 1 puis 2 et de L'hémistiche du 11 novembre, prend place au sein de ces rétrospectives qui, depuis la reprise de ce blog en septembre dernier, me permettent de temps à autre entre deux longs articles de fonds et d'actualité, de vous offrir des chroniques à la fois plus brèves et plus nombreuses afin de partager avec vous mes dernières découvertes et redécouvertes.

Un article qui m'a également permis de prendre la mesure du chemin parcouru depuis le tout début, chemin que je vous invite à refaire à votre tour, au hasard ou par le biais des différentes entrées proposées dans la colonne à gauche de cet article : Critiques et chroniques (Livres, Bandes Dessinées, Musique, Interviews, Films et séries), Thèmes (Littérature, réflexion politique), Editeurs ainsi que par le biais du nuage et des archives.

Un article, enfin, qui commémore ce joli mois de mai qui fait le printemps, le luron, et surtout le pont, tant et si bien que c'est à peine si nous nous croisons, ici et sur les réseaux au cours de ces semaines réduites que je consacre à l'écriture, me remettant à peine de mon week-end consacré aux travaux du jardin ou de la maison depuis notre retour à la terre - que Lou décrit, entre deux livres,  si poétiquement sur son blog et notamment dans son magnifique article Le jardin, le temps, l'espace- quand ceux d'entre-vous qui travaillent hors de chez eux voguent déjà vers d'autres cieux.

Reste que vous êtes tout de même de plus en plus nombreux chaque jour à suivre ce blog, ce pourquoi, outre le fait de vous faire découvrir ces deux excellents artistes que sont Raoul Sinier et Eric Chenaux, et accessoirement de vous raconter (juste un peu) ma vie, je tiens par le biais de cet article à remercier tous ceux qui alimentent ces rubriques ainsi que tous ceux qui les suivent.

A tous, à nouveau, un grand merci, un joli mois de mai et à bientôt, puisque nous reprenons le fil (désormais bimensuel) et format (long) habituels de nos chroniques dès le premier juin ainsi que nos deux (très belles) séries fleuves dédiées respectivement au Mot et le Reste et au Tripode avec les très attendus Barbares de de Jacques Abeille et Musiques savantes Tome 2 de Guillaume Kosmicki.

vendredi 1 mai 2015

En mai fay ce que vouldras 1/2

Depuis ma dernière chronique rétrospective intitulée Ma rentrée littéraire au lance-grenade, vous avez eu l'occasion de découvrir deux belles séries consacrées l'une à la musique avec Le Mot et le Reste, l'autre à la littérature avec Le Tripode, ainsi qu'une troisième, initiée avec Monsieur Toussaint Louverture. Après ce beau mois d'avril musical, nous reprenons l'alternance de nos rubriques avec cette chronique.

Une chronique un peu particulière - pour la première fois mixte, ou mix, quoiqu'en deux parties distinctes, de mes dernières découvertes en littérature, bande dessinée et musique - puisque nous fêtons ce jour le cinquième anniversaire de ce blog qui, après une pause d'un an, a repris du service sur les chapeaux de roue.

Avec une fréquentation en constante progression et record ce mois-ci ; des titres et contenus qui font que lorsque vous voulez en savoir plus sur « Gavelis », « Jacques Abeille » ou le « livre de référence sur le rock prog » vous atterrissez ici ; des éditeurs indépendants qui témoignent de la richesse, de la qualité, de la vivacité de l'édition, ce blog est parvenu progressivement, avec exigence et passion, à définir une ligne éditoriale qui lui, me, et, je l'espère, vous correspond.

Les derniers mots de Falcone et Borsellino, Antonella Mascalli 

Parmi les éditeurs qui comptent, ici comme ailleurs, aux côtés de ceux précédemment cités, du Tripode, du Mot et le Reste, de Monsieur Toussaint Louverture, ou encore de Zones sensibles, de 2024, de L'Oeil d'or et d'Allia, j'aimerais mettre une nouvelle fois à l'honneur La Contre Allée qui, aujourd'hui comme hier, est présente ce 1er mai à l'occasion du Salon d'expression populaire et de critique sociale d'Arras avec Roberto Scarpinato mais aussi Jérôme Skalski. Aussi, à l'occasion de la nouvelle édition augmentée et préfacée par Edwy Plenel de l'excellent Retour du Prince de Scarpinato et Lodato dirigé par Anna Rizzelo dont je vous avais amplement parlé ici, ainsi que de Cosa Nostra son admirable pendant, j'ai l'honneur de vous présenter aujourd'hui Les derniers mots de Falcone et Borsellino sorti en avril 2013. Un ouvrage que j'avais reçu à l'époque et que, du fait de ma propre actualité, je n'avais pas chroniqué.

Cette même actualité m'amène aujourd'hui à revenir sur cet essai dirigé par Antonella Mascali, préfacé par Roberto Scarpinato et traduit par Anna Rizzelo et Sarah Waligorski qui avait déjà travaillé sur les précédents ouvrages de la série. « Martyrs », « entravés », « calomniés » : ainsi Antonella Mascali décrit-elle dans son avant-propos les deux juges « tués par la mafia » selon une rhétorique d’État qui tente encore par delà la mort d'étouffer leurs voix. C'est donc « hors du texte », dans le non-dit et l'indicible, qu'il faut aller chercher la véritable clé de lecture de tout cela comme nous l'indique Roberto Scarpinato dans une longue préface d'une cinquantaine de pages avant de laisser place à trois parties d'une trentaine de pages chacune, respectivement consacrées aux deux puis à l'un et l'autre des juges assassinés. Une somme courte mais dense, technique mais accessible, erratique mais construite, abrupte mais passionnante, qui rend compte dans la forme comme dans le fond des difficultés qui se présentent sitôt que l'on brise l'omerta.


« L'Etat n'est pas crédible » déclare Scarpinato sans ambages, sa représentation tient de la farce, comme le démontre à lui seul l'exemple de Giulio Andreotti, sept fois premier ministre et vingt-deux fois ministre, connu pour ses rapports — officiellement établis par la cour d'appel de Palerme — avec la mafia. Ou celui de ce procureur qui approuve la nomination d'un membre d'une mafia présentée comme ayant toujours respecté la magistrature et la justice. Un constat renforcé par les expériences respectives de Giovanni Falcone qui dénonce la mise à l'écart dont il fit l'objet, et de Paolo Borsellino qui condamne le désengagement de l’État, en un mot le manque de fiabilité de celui-ci, cause et conséquence du règne d'une mafia qui, selon eux « n'est pas invincible » comme l'a prouvé le pool antimafia dont l'exemple nous enjoint aujourd'hui à fuir et à dénoncer la convergence des intérêts politiques, économiques et mafieux.


Un ouvrage qui, comme les précédents, ne se cantonne pas au témoignage et à l'anecdote mais propose une analyse systémique globale non seulement de la mafia mais de l'appareil d’État. Une analyse qui s'applique parfaitement à la France au moment où Nicolas Sarkozy, impliqué dans pas moins de neuf affaires, après avoir été placé en garde à vue, mis en examen pour corruption active et trafic d’influence actif, reprend une nouvelle fois à son compte le discours mafieux qui consiste à condamner cette justice « qui fait la guerre au pouvoir politique » et serait une entrave au « miracle de la République ». Une république à l'italienne, mafieuse, cela va sans dire, et qu'il distingue donc de la démocratie. Un ouvrage salutaire, enfin, pour l'envoi duquel je tiens à remercier La Contre Allée et tout particulièrement Benoît qui depuis des années fournit un travail aussi incessant qu'exemplaire que j'ai eu le plaisir et l'honneur, y compris en tant que libraire, de pouvoir mettre en avant.

Le Voyage Céleste Extatique, Clément Vuillier 

Après vous avoir présenté en décembre l'excellent Vous êtes tous jaloux de mon jetpack de Tom Gauld, j'ai le plaisir de vous présenter aujourd'hui Le Voyage Céleste Extatique sorti le 24 avril aux éditions 2024. On voyage toujours un peu dans ou avec les ouvrages de 2024, à travers le monde, l'espace, le temps et les genres, la 3d, la couleur ou le noir et blanc — que ce soit avec the famous Jim Curious, Quasar contre Pulsar ou encore les Des-agréments d'un voyage d'agrément, mais aussi avec les livres de Clément Vuillier, d'E=MC2 à Nous partîmes 500 sorti en octobre dernier et qui a donné lieu à une très belle exposition.

Dans la lignée des précédents, en toujours plus beau et toujours plus grand, Le Voyage Céleste Extatique reconstitue l’œuvre d'Athanasius Kircher, jésuite allemand de la Renaissance, « génie précurseur et cancre illuminé », à travers six chapitres introduits par quelques courtes pages de textes et surtout de magnifiques illustrations qui en constituent l'essentiel. Au seuil de chacun des six chapitres qui composent le Voyage, un premier schéma conique indique notre localisation au sein du livre (ex : I) tandis qu'un second dessine notre trajectoire à la manière d'une carte des étoiles, ou lunaire, c'est selon (ex : I -15, I -16 […] I -31), illustrant le petit texte d'introduction aux magnifiques illustrations qui suivent et se présentent comme autant d'étapes dans ce voyage.


Des « Prolégomènes », porte d'entrée où l'invitation au voyage se fait pressante, au « Retour » qui, on s'en doute, ne laissera pas le voyageur indemne ou, du moins, indifférent, Clément Vuillier nous entraîne au gré de grottes, rochers, quasars, trous noirs et météores, à travers les multiples et étranges paysages labyrinthiques, enneigés, désertiques, caverneux et galactiques qui constituent son univers, celui de Jean et Cosmiel et désormais le nôtre. Un voyage initiatique « à l'intérieur de la terre », « sur la lune », « dans l'espace » en passant par le Soleil et Pluton, qui illustre parfaitement cette réflexion sur le doute, la foi, le hasard et la contingence, les croyances et la science, sur l'infiniment grand et l'infiniment petit, le temps, la distance, l'existence, la place relative de tout cela au sein d'une création tout entière réunie au cœur d'une terre creuse, théorie fumeuse devenue pour l'occasion révélation.


Une réflexion là encore d'actualité quand fondamentalistes de tous poils, chrétiens ou musulmans, n'hésitent pas à réaffirmer que la terre est plate, et que la musique et les femmes sont l’œuvre, c'est selon, du sheitan ou de satan. Mais il s'agit surtout d'un ouvrage imaginaire et poétique visuellement extatique en vérité pour lequel je remercie les éditions 2024 — et plus particulièrement Olivier pour m'avoir exceptionnellement fait parvenir les épreuves — et que je vous invite à vous procurer sous la forme d'un très beau livre toilé célestement réalisé dont 2024 a le secret. Un ouvrage que vous pourrez également découvrir à l'occasion de son vernissage le 12 mai à Paris. 

Fay ce que vouldras


Fay ce que vouldras : tel est l'intitulé que j'ai voulu donner à cet article à l'occasion du cinquième anniversaire de ce blog. C'est pourquoi je ne vous parlerai pas — ne serait-ce que parce que l'excellent Claro le fait mieux que moi avec Moix – je ne vous parlerai plus ici, sinon une dernière fois, de ces livres que j'ai pu lire tout dernièrement encore et que je ne lirai plus, ni de ces auteurs qui n'ont pas besoin de moi pour être mauvais mais le sont sitôt qu'on leur permet, méprisent les lecteurs et critiques en secret mais passent leur temps à courir après, vous envoyant complaisamment leurs livres que vous acceptez par politesse puisque, vous disent-ils, cela n'engage à rien, puis de force celui de leurs nouveaux copains, usant de mauvaise foi et d'insultes quand la critique ne leur plaît pas. A ceux-là que je ne mettrai pas à l'honneur, sachant qu'ils n'en ont pas, je répondrai simplement par le mot de Cambronne, puisqu'on ne reçoit jamais que ce que l'on donne.

Aux autres, aux éditeurs et auteurs dignes de ce nom, à Libfly, à Lucie, à Benoit, à Pierre Suchaud et Clément Chevrier, à Frédéric Delâge, Guillaume Kosmicki et Amaury Cornut, à Dominique Bordes, à Lou, enfin, femme de ma vie, de cœur et de lettres, qui m'encourage à lire, à dire et à écrire ce qui me plaît, et à qui vous devez de fait et en partie la qualité (et la longueur) de ce que vous trouvez ici, bref à tous ceux avec lesquels j'ai eu ces derniers mois — à l'occasion de ces chroniques, via les réseaux ou au Salon du livre — de vrais échanges grâce à ce que nous faisons les uns et les autres, à vous enfin, lecteurs qui êtes de plus en plus nombreux à nous suivre, j'aimerais – avant de vous retrouver prochainement pour la suite de cet article de nouveau consacré à la musique avec les derniers albums de Raoul Sinier et d'Eric Cheneaux — adresser un dernier mot (vrai de vrai) : merci !

« Fay ce que vouldras, parce que gens liberes, bien nez, bien instruictz, conversans en compaignies honnestes, ont par nature un instinct et aguillon, qui tousjours les poulse à faictz vertueux et retire de vice, lequel ilz nommoient honneur. » (Rabelais, Gargantua).

Crédit photo © 2024, La Contre Allée, Lou Dev & Eric Darsan